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Plus
profondément encore que les racines de ses vignes dans les graves du haut de la rivière, l'histoire de châteaux Branaire
s'enfonce dans le temps.
Jusqu'a cette fin du XVIIIe siècle quand
Jean-Baptiste Braneyre rachète une partie du domaine de Beychevelle. Au début du siècle suivant,
sa fille Marie Braneyre, épouse Pierre du Luc. En 1730 , Marie et Pierre annoncent la
naissance de leur fils, Laurent du Luc.
Quelque quarante-neuf ans plus tard,
Laurent épouse Marie de Chillaud des Fieux de Larenchère, fille d'un officier
d'infanterie au régiment de la Rive.
Vient la Révolution qui voit l'arrestation
de Laurent du Luc, de son frère et de son épouse. |
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En 1814, pendant la campagne de France,
l'avant-dernière de Napoléon, Laurent Duluc ("du Luc" étant devenu
"Duluc", la Révolution ayant aussi incité à raccourcir les patronymes...)
meurt. Ainsi disparaît le véritable fondateur de Branaire. Il a eu quatre enfants, deux
filles et deux garçons, Louis et Justin. Désormais, Marie, sa femme, gérera seule le
patrimoine. Trois ans après, en 1817, elle achète au Bourdieu, une maison basse.
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En 1818, Louis et Justin Duluc héritent
des terres de Saint-Laurent, Saint-Julien et Cussac. En 1824, ils décident de faire un
château de la maison basse acquise par leur mère. Ils lui donnent le nom du père de
leur grand -mère : Braneyre ou "Branaire". |
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Puis 1855, l'année d'une grande affaire.
La grande affaire et moins l'Exposition internationale qui se tient à Paris, que la
demande de Napoléon III faite aux Bordelais d'y envoyer les échantillons les plus
remarquables de leur production vinicole. Cette invitation impériale a incité les
notabilités locales à sélectionner et à classer leurs meilleurs crus. Les courtiers en
vins ont été chargés de cette tâche. Ils l'ont accomplie avec talent puisque leur
classement, à quelques évolutions près, est toujours reconnu. Il consacre Château
Branaire dans l'aristocratie des Grands Crus.La seule qui lui manquait.
En 1856, Louis
Duluc meurt, le Château revient alors , comme il n'y a pas d'heritiés direct, à son
épouse, son frère, sa soeur et ses neveux.
Avec le temps, les choses se simplifient.
En 1875, il n'existe que deux propriétaires, Gustave Ducru et sa soeur Zélie Ravez. |
Gustave rachète la part de sa soeur. En
1879, il meurt. Du coup, Zélie Ravez redevient propriétaire. Elle décède en 1899.
Trois neveux héritent : Le marquis de Carbonnier de Marzac, le comte de Ravez et le comte
du Périer de Larsan, député de la Gironde. Leurs couronnes nobiliaires ornent encore
les quatre coins de l'étiquette du Château Branaire. Le domaine est vendu en 1919, il ne
renouera avec sa vocation de propriété familiale que soixante-neuf ans plus tard.
Château Branaire devient, en 1988, le point de départ
d'une nouvelle histoire que le groupe familial présidé et animé par Patrick Maroteaux
inscrit dans la prestigieuse légende de Saint-Julien.
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